LE TRAFIC MARITIME

Le transport maritime et surtout celui des hydrocarbures ne pouvant se concevoir sans conséquences environnementales, la mer méditerranée en tant que mer quasiment fermée, est tout particulièrement exposée à cette problématique

Avec seulement un pour-cent de la surface des mers du globe, la méditerranée concentre à elle seule 2% de la pêche mondiale, 30% du trafic maritime et 28% du trafic pétrolier international, soit approximativement 370 millions de tonnes d'hydrocarbures par an. Chaque année cet espace maritime est sillonnée par quelques 250000 navires marchands, dont 400 porte conteneurs et 300 pétroliers. Un phénomène en pleine intensification tant pour le trafic conteneurisé, que pour celui des produits énergétiques, avec une croissance annuelle de l'ordre de 6% pour le fret pétrolier, de 8% pour celui du pétrole et de 10% pour celui des conteneurs.

Ce phénomène d' intensification représente un réel danger pour la biodiversité marine. Les ports, les zones de chargement et de déchargement d'hydrocarbures sont une source de déversement chronique à laquelle vient s'ajouter le déballastage sauvage et les résidus liés directement à la navigation.

Ces trois phénomènes représentent un volume annuel d'hydrocarbure rejeté en mer de l'ordre de 700 000 à 1,5 millions de tonnes ( selon un rapport de WWF). Comparativement à ces chiffres, la cargaison de l'Erika lors de son naufrage en 1999 était de seulement 20 000 tonnes.

Parallèlement viennent se greffer des pollutions indirectes. Ces pollutions sont liées aux chantiers de construction des nouvelles infrastructures portuaires ( Port de Tanger Med, maroc 2007 ) nécessaires à la gestion de cette flotte marchande exponentielle ou tout simplement au déversement illégal des eaux usées ( eaux noires) de ces navires avant leur arrivée au port.